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De
l'extraction,
aux outils et techniques
de façonnage de la pierre de taille |
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Dans
une terre donnée,
la couche naturelle de pierre
qui se termine au-dessus et en-dessous, |
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par une séparation nette,
est une formation géologique appelée banc.
Ce sont les matières en suspension dans les eaux
qui se sont ainsi déposées en lit les unes
sur les autres, au cours de fluctuations de niveaux.
L'action de l'air, des radiations solaires,
ou de phénomènes telluriques
a complété le processus de formation de la pierre
par des concrétions ou des délitements
de la matière sédimentée et a contribué
à sa coloration, à sa dureté, tendreté,
etc
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Le
banc devient ainsi l'objet d'une exploitation à ciel
ouvert ou souterraine pour constituer
une carrière. |
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L'extraction vise le découpage du banc en blocs sains
et homogènes
sous forme de parallélépipède dont le
poids ne dépasse pas généralement 10 tonnes
mais peut atteindre quelque fois 20 tonnes.
Il s'agit de havage.
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Le
mail désigne
le gros marteau de fer,
utilisé par les carriers
pour enfoncer
les coins en fer
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dans le
but d'obtenir sous le choc
des coups répétés,
la rupture de la masse de pierre. |
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Jusqu'au
début du XX ème siècle, les outils employés
par les carriers et par les tailleurs
de pierre sont des outils à main. Peu de temps avant
1914, on employait dans de rares carrières,
à ciel ouvert, des perforatrices et des trancheuses
actionnées par des machines
à vapeur. Après 1918, on commença en carrière
et sur les chantiers de construction,
à utiliser l'air comprimé et l'électricité,
ce qui développa l'emploi des perforatrices
pour l'extraction et des fils hélicoïdaux pour
le sciage. L'emploi des haveuses en carrière
et des débiteuses pour scier la pierre, connaît
un important développement
lors de la libération du territoire après la
seconde guerre mondiale.
L'emploi de l'air comprimé et de l'électricité
permet de diminuer la fatigue
des ouvriers tailleurs de pierre par l'adaptation d'un grand
nombre d'outils percutants
sur des appareils légers alimentés par ces deux
sources d'énergie. |
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Posées
sur un bâti
au-dessus duquel l'ouvrier actionne par air comprimé
une partie mobile coupante provoquant un choc,
les barres de pierre éclatent, se tranchent, se clivent
en moellons,
c'est-à-dire en une taille manipulable. |
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La
boucharde est un outil inventé au XIX ème siècle
pour ravaler les façades en pierre dure et faire disparaître
les traces de sciage avant de parementer la pierre. |
Ce marteau de tailleur de pierre se compose d'une tête
carrée en acier et découpée
en pointe de diamant à 64, 100 et 400 dents voire 25
et 36 dents.
La boucharde à 8 dents utilisée pour dégrossir
la pierre est appelée talot.
Depuis 1920 on fabrique des bouchardes à tête
mobile pour la remplacer
et en retailler les dents usées.
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La
bretture est la raie
formée sur la pierre
par les outils dentés. |
| Ce
mot désignait autrefois l'outil qui provoqait ces raies,
c'est-à-dire la laye. |
La
dépouille
consiste à façonner la pierre ou un moellon en
une forme
tronconique. La partie ainsi démaigrie est posée
en queue ;
les joints sont plus épais à l'intérieur
du mur qu'en parement,
ce qui permet au mortier de mieux envelopper la pierre. |
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La
gaille est la face tranchante du têtu,
le marteau de tailleur de pierre
dont un côté de la tête est carrée,
et l'autre pointu, de tel sorte que
le tailleur abatte la pierre près des arêtes. |
Les
gailles creuses, de forme concave,
sont utilisées pour approcher les arrêtes et faire office
de la chasse
du tailleur.
Les gailles plates, droites, abattent les surépaisseurs importantes. |
La
gradine est un ciseau
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très
effilé et dentelé.
Munie de 4 dents,
elle sert à dégrossir
le parement du marbre.
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Lorsqu'elle
en a 6, on l'appelle gradine à grains d'orge (du nom
du marteau, le grain d'orge,
qui sert à dégrossir les parements en pierre
ferme). Cet outil permet ainsi de sculpter
la surface de la pierre taillée à paraître
dans un mur ou autre (le parement). |
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Les
formes variées
des gratte-fonds
permettent d'exécuter
les fonds de moulures,
de gorges, etc. |
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La louve
est un outil de fer, généralement
à deux branches, que l'on place dans un trou
pratiqué dans le lit d'une pierre
et qui sert à la soulever.
On désigne à tort, par ce mot, |
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tout outil qui sert à lever une pierre en la pinçant
: il s'agit en réalité de pinces. |
Le mariage définit une technique de façonnage
qui consiste à réunir plusieurs petits blocs
de pierre,
tel qu'ils puissent être coupés d'un même
trait de scie
pour les besoins de l'appareil. |
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| (c'est-à-dire
pour le besoin de ce à quoi ensemble ils sont destinés
dans une construction). |
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La
moufle est une machine formée d'un assemblage de plusieurs
poulies,
qui sert à élever et à descendre des poids
considérables. |
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(La
moufle désigne par ailleurs en construction, la barre
de fer noyée
dans la maçonnerie d'une maison pour empêcher
l'écartement de deux murs). |
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Le surfaçage, (jet de flamme),
est est un procédé particulier,
qui à côté du bouchardage
et du polissage
est employé récemment
pour redonner au granit,
après sciage, son aspect naturel.
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